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Quand elle n’avance pas, elle tombe.

Ce confinement est une ode à l’imperfection, au faire sans savoir, créer sans avoir peur. On a le droit, de montrer des créations qui ne nous satisfont qu’à moitié. On a le droit, d’être démoralisé, ne parfois pas réussir à sortir de son lit, avoir envie de hurler à la Terre entière qu’on se sent seul.e. On a le droit de travailler, de ne pas travailler, dans un quotidien qui pue la crainte.

Et si on respirait ?

Quand elle n’avance pas, elle trébuche, elle gamberge, elle suffoque. Voyage sonore en quarantaine. Initialement publié sur la page de Stay Fucking Home and Make Movies, de Rock Brenner (La capitale du bruit).

Qui sont les artistes-chercheurs ?

Travail de recherche réalisé en mai 2019 dans le cadre du séminaire inter-arts “Diffusion de la recherche en arts” animé par Grazia Giacco de l’Université de Strasbourg. Comme l’on parle de recherche-création, l’article rédigé s’accompagne de la réalisation d’un essai audiovisuel.

“Au cours de ce séminaire sur la diffusion de la recherche en art, j’ai enfin compris que mon travail de recherche pouvait se nourrir de mes pratiques artistiques. La prise de conscience de l’existence de la recherche-création a bousculé toutes mes idées reçues. Il est donc « autorisé » aux artistes de se servir de leurs travaux pour transmettre des idées ? L’expérimentation sous toutes ses formes, fait-elle sens dans l’écriture d’un mémoire ou d’une thèse ? A l’heure où trouver un sens à mes propres recherches devient essentiel, il faut absolument que je sache comment cela fonctionne. Qui sont les artistes-chercheurs ? Qu’est-ce qui les meut ? D’où vient leur inspiration ? Comment leur créativité s’exprime-t-elle dans leur travail de recherche ?”

Extrait

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L’enfant, celui qui parle à l’intérieur de moi.

En bas de cette page, le témoignage vidéo des suivis de résidences encadrés par Sylvain Diaz de l’Université de Strasbourg. Ce fût la dernière matinée de cours rassemblant tous les Master Arts du Spectacle 17/19 avant les départs en stage, en décembre 2018. Nous avons été invités à suivre des résidences d’artistes, au Maillon, au TAPS et à Pôle Sud. Nous avons ensuite réalisé des travaux d’écriture et de mise en scène en accord avec ce que nous avions découvert. Mon groupe de travail a choisi la carte postale comme objet prétexte au travail d’écriture. J’ai choisi de m’adresser directement au spectacle en création, avec un travail sur le collage.

« Hep, toi là-bas, oui toi ! Ta figure m’est familière, s’est-on déjà rencontrés ? J’ai le vague souvenir d’une ambition d’artiste, des compromis d’une scénographe, de la théâtralité d’un texte, d’un public face à moi-même et moi-même face à moi-même. Pour tenter de reconstituer ton portrait-robot, j’ai parcouru des dizaines de pages, de magazines et de revues. Es-tu Régis Delacote, aux images ambigües et une approche métaphorique de la photographie ? Es-tu Audrey Krommenacker, à la pellicule noire et blanche si expressive ? As-tu le visage de Zadie Smith, autrice britannique engagée, ou celui d’Henri Texier, jazzman ? Ton corps est-il en mouvement comme ceux qui animent le festival Art Danse de Dijon ? Vis-tu dans des décors d’interviews, sur du carrelage d’hôpital, dans la voiture d’un groupe de rock strasbourgeois ? Es-tu cinéma, comme Leto ou Grass, ou sculptural comme celles d’Orlan ? Aide-moi à recoller les morceaux. »

Note d’intention, Volatile 2018

Voir le projet de collage